Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a célébré la Korité 2026 en Casamance, où il a pris half ce samedi à la prière de l’Aïd el-Fitr à la mosquée HLM Nema. Dans une région marquée par des enjeux sécuritaires et sociaux, la présence du chef du gouvernement à cette event religieuse majeure revêt une portée symbolique, traduisant une volonté d’ancrer davantage la cohésion nationale et la proximité avec les populations.

À l’situation de la prière, Ousmane Sonko s’est adressé à la nation à travers une déclaration dans laquelle il a mêlé considérations politiques, appel au vivre-ensemble et affirmation de principes de gouvernance. Dans un ton à la fois rassembleur et ferme, il a salué les valeurs de solidarité, de partage et de spiritualité qui ont marqué le mois de Ramadan, tout en invitant les Sénégalais à préserver cet esprit au-delà de la période de jeûne.
Abordant la state of affairs politique nationale, le Premier ministre a insisté sur l’significance du pluralisme et de la liberté d’expression, qu’il considère comme des piliers du fonctionnement démocratique. Il a ainsi appelé les acteurs politiques, notamment ceux de l’opposition, à privilégier « une opposition des idées », fondée sur le débat de fond et les propositions concrètes, plutôt que sur des considérations personnelles ou des antagonismes individuels. Dans la même dynamique, il a exhorté l’ensemble des forces vives à placer « l’intérêt supérieur de la nation » au cœur de leurs actions, dans un contexte où les attentes sociales et économiques demeurent fortes.
Toutefois, c’est sur le terrain des relations extérieures et de la souveraineté que le chef du gouvernement a adopté le ton le plus ferme. Réagissant à des informations faisant état de pressions exercées par un pays étranger, qui aurait menacé de suspendre ses financements à la suite de l’adoption d’une loi durcissant les actes contre nature, Ousmane Sonko a exprimé une place sans ambiguïté. « J’ai lu dans un article qu’un pays a menacé d’arrêter ses financements suite à l’adoption de cette loi. À mon retour à Dakar, je proposerai qu’on leur adresse une lettre pour leur informer de garder leur financement et de nous laisser avec notre pays », a-t-il déclaré publiquement.
